DJALOUZ

Plasticien et street artist, Djalouz est né en 1985.Parallèlement à l’obtention de son diplôme de dessinateur maquettiste, il débute le graffiti en 2003, inspiré directement par la jeune scène montante du graffiti hexagonal et européen (Marko 93, Vesod, Dran, Inti, Vhils, Noart, Shaka, L7M, MTO, etc.) mais aussi par le monde de la bande dessinée (Enki Bilal, Frank Miller). La bombe de peinture est son outil de prédilection car il est le médium idéal pour la peinture en grand format et surtout lui laisse une grande liberté quant au choix des supports. Les lieux abandonnés, usés par le temps, les friches et usines laissées aux mains de la nature lui ouvrent de nouvelles perspectives.

En 2009, il met de côté son travail figuratif pour développer un travail plus abstrait, par le biais de formes en volume circulant et se matérialisant dans des lieux incongrus. Dès lors, il s’efforce de sortir le graffiti de ses conventions en le faisant évoluer sur du sol au plafond. Dans la rue, en friche, sur toile ou dans une installation, la forme de son travail prend sens avec les éléments qui l’entourent. Ensemble, ils créent une mélodie qui s’inspire de la mélancolie du lieu où l’on se trouve.

La photographie joue un rôle important dans la transcription de ces émotions, laissant une trace de ces œuvres vouées à disparaître, elles aussi. La rue est son aire de jeux. Il y trouve différentes surfaces qui lui permettent de matérialiser son oeuvre. Avec la toile, il plonge dans le châssis, lui transmets une âme, inspirée de ces mêmes murs de friches marqués par le temps.

Jamais réellement achevé, son champ d’expérimentation n’a pas de limites. Car même s’il n’y a plus ni toiles ni murs, reste la voie ouverte de son imagination.

Histoire de cube” : Photografee  nous livre “Histoire de cube“, une oeuvre collaborative réunissant les mains des artistes Caligr, Pesca, Doudou’style, Djalouz et celles d’Alex Perret. La démarche est de travailler à partir des photographie de ce dernier.

Chaque artiste s’empare d’une impression papier d’une photo et l’interprète, la contextualise dans son propre univers. Le visiteur se place devant une des faces du cube pour apprécier l’image et son évolution dans le temps et l’espace. En effet, chaque mur répond au côté du cube qui lui fait face. Les vies des personnages se répondent st se mêlent.  Cette technique élaborée depuis cinq ans, permet une mise en scène des figures, une réinterprétation dans l’espace, en brouillant le spectateur afin qu’il n’arrive plus à distinguer ce qui est de l’ordre de la photo, et ce qui relève de l’univers graphique de chacun.

Le cube conduit à un jeu sur plusieurs plans. Un chemin qui tourne en rond autour de ce centre, un cercle infini. L’intérieur du cube est reflété par le miroir en dessous, invitant le spectateur dans une cinquième dimension, pour déceler l’aspect caché de l’oeuvre.

Evénements artistiques et expositions

2015 : 61 Charlotte street, galerie Magda Danysz, Londres
2015 : 3e biennale d’art urbain, Sarrebrück, Allemagne
2014: Under the wave, piscine Molitor, Paris
2014 : Traits d’union 4, Albatros, Montreuil
2014 : la tour 13, Paris 13.
2014 : In situ, Aubervilliers
2014 : Djerbahood, Erriadh Tunisie
2011 : Félins , galerie Oblique, Paris
2011 : Hors les murs, galerie Le Cabinet d’amateur, Paris
2011 : Autour de la girafe, galerie Ligne 13, Paris

Monographies

2010 : A côté de la plaque, collection Opus Délits, Critères
2009 : Savanes urbaines, éditions Alternatives
2004 : Peignez la girafe, collection Urbanité, Critères